Sunday, April 30, 2006

La vie de Gustave Thils

Chapitre 1 : La vie de Gustave Thils et le déplacement de ses intérêts théologiques

1.1. Brève biographie

Gustave Thils[1] est né à Etterbeek (Bruxelles), le 3 février 1909. Il fit ses humanités gréco-latines à l’Institut Notre-Dame de Cureghem. Suit alors son entrée au Petit Séminaire de Malines en septembre 1926, puis une période de formation au Grand Séminaire, de 1928 à 1931. Après quoi, il fut envoyé à Louvain pour y poursuivre des études théologiques dès septembre 1931. Entre-temps, il fut ordonné prêtre, le 26 décembre 1931. Il fit ses études de doctorat sous la direction de R. Draguet et défendit sa dissertation intitulée La note de catholicité de l'Église dans la théologie d’Occident du XVIe au XIXe siècle, en 1935. Il conquiert la maîtrise en théologie en 1937 avec une thèse publiée sous le titre Les notes de l’Église dans l’apologétique catholique depuis la Réforme. Cette même année, il intégra le corps enseignant du Grand Séminaire de Malines, d’abord comme professeur de la « petite morale » c'est-à-dire les vertus théologales, à quoi fut ajouté un cours d’initiation à l’économie politique. En 1938, il reçut une bourse de voyage octroyée par le gouvernement. Il en profita pour rendre visite à divers moralistes européens qui tentaient de renouveler leur discipline. Entre 1939-1947, ou lui confia l’enseignement de l’Ecriture Sainte. Deux livres en furent le fruit : Pour mieux comprendre saint Paul et L’enseignement de Saint Pierre.

Le 8 août 1945, il est nommé maître de conférence à la Faculté de Théologie de Louvain. Cela dura jusqu’en 1947. Mais entre-temps, il devient aussi chanoine honoraire du chapitre de Malines, le 2 octobre 1946. A partir du 30 juillet 1947, Thils est nommé professeur de théologie fondamentale à la Faculté de Théologie de Louvain. Entre 1947-1965, il y est également chargé des cours : Theologica dogmatica fundamentalis et Theologia ascetica et mystica à la Schola minor de cette même faculté. C’est dans ce contexte, qu’il contribua au renouvellement de la théologie de la spiritualité[2].

Comme professeur de dogmatique à la Faculté de théologie, il enseigne jusqu’en 1965 la Theologia dogmatica generalis à la Schola maior. Jusqu’à son éméritat en 1976, il enseigne les cours suivants : Dogmatique fondamentale ; Principes de spiritualité ; Séminaire de dogmatique fondamentale ; Histoire de l’œcuménisme ; Œcuménisme ; Dogmatique fondamentale : Révélation, Foi, Herméneutique ; Dogmatique Fondamentale I : l'Église et les Églises. Il enseigne aussi à Faculté des Sciences économiques, sociales et politiques : Questions de sciences religieuses. Il dirigea des thèses doctorales de théologie dogmatique[3].

En 1947, Gustave Thils fut coopté comme membre du Conseil de rédaction des Ephemerides Theologicae Lovanienses pour succéder à L. Janssens. Il y a été le responsable de la section de dogmatique fondamentale pendant trente-sept ans ; il fut membre honoraire de la dite section dès 1984. En 1970, il fit partie des membres fondateurs de la Revue théologique de Louvain, et en fut le premier directeur. Soucieux du contact avec les anciens de la Faculté, les évêques francophones et le monde diplomatique, il fonda la Société théologique de Louvain et son bulletin trimestriel en 1976.

Il fut nommé membre du Secrétariat pour l’Unité et expert du concile en 1961. Pendant le Concile Vatican II, Il prit part comme peritus aux réunions de la Commission doctrinale ; il participa notamment aux rencontres relatives au chapitre sur la « constitution hiérarchique de l'Église », papauté et épiscopat[4]. Il a joué un rôle important, mais souvent discret, dès la phase préparatoire et tout au long des quatre périodes, à la fois comme oecuméniste et membre du Secrétariat pour l’Unité, comme théologien des réalités terrestres et comme ecclésiologue, spécialiste notamment des prérogatives pontificales à Vatican I. Il fut le conseiller théologique des évêques du Congo et de Belgique[5].

Après son éméritat en 1976, Thils continua à traiter des thèmes d’ecclésiologie, de théologie fondamentale et diverses questions concernant la relation de l’Église et du monde. Il exerça aussi le rôle de conseiller de la délégation belge à la Commission pontificale de la femme, créée par le pape Paul VI en 1973. Il fut en outre un conseiller écouté par la hiérarchie ecclésiale ainsi qu’un informateur avisé et toujours disponible pour les journalistes, mais dans la discrétion. Il eut la charge de président de l’Académie internationale des sciences religieuses de 1981 à 1984[6].

Gustave Thils s’est éteint, avec sa discrétion coutumière, le 12 avril 2000 à Louvain (Leuven). Conformément à ses volontés, ses funérailles ont été célébrées dans l’intimité.

1.2. Ses orientations théologiques

1.2.1. Au Grand Séminaire de Malines

Thils est un homme de son temps. Depuis le concile de Trente, beaucoup de théologiens catholiques se situaient de préférence, sinon par obligation, à l’intérieur des énoncés magistériels dont ils étendaient la régulation à toutes les parties de leur discours. C’est dans cette optique qu’il a étudié les notes de l'Église. Cette étude historique l’amena à fixer des données historiques précieuses pour la théologie dogmatique. Mais découvrant la faiblesse de la via notarum et en donnant ensuite la première place aux sources de la Révélation, il semble que Thils rejoint l’intuition de Marie-Dominique Chenu qui reconnaît l’historicité comme une condition sine qua non de la foi et de l'Église[7]. Son « lieu théologique » se situe désormais dans l’articulation de deux histoires vivantes : celle qui a produit le texte que la théologie a charge d’interpréter (l'Église, sa Tradition et sa théologie), et celle qui a suscité les diverses lectures de ce texte (l'Église dans un contexte culturel donné). Il avait conscience que le théologien doit se situer comme un homme d’analyse et d’interprétation, reprenant à son compte ce qu’il a reçu de la Tradition pour le faire exister et l’articuler aux cultures contemporaines[8].

Comme professeur au Grand Séminaire de Malines, Thils est directement chargé de guider des séminaristes dans leur formation sacerdotale. Il est un des directeurs spirituels les plus appréciés de la maison. A l’époque, le « clergé diocésain » était en « recherche » d’une reconnaissance plus explicite et d’une certaine valorisation de sa condition spirituelle et notamment de sa « générosité »[9]. C’est dans ce contexte que naît la réflexion de Thils sur la vie et la spiritualité du prêtre diocésain[10]. Il mettra à jour sa réflexion à partir du contexte des enseignements de Vatican II et lors de la préparation du synode des évêques de 1990, sur la vie et la formation du prêtre[11].

En marge de l’enseignement, notre auteur était proche des mouvements d’Action catholique (JEC, JOC et JUC). Il animait des réflexions dans ces mouvements pour une meilleure compréhension de la signification chrétienne des réalités sociale, culturelle, politique, scientifique et technique. Pour répondre à diverses questions posées au cours des discussions et des échanges, Thils rassemble ses réflexions dans un ouvrage intitulé « Théologie des réalités terrestres »[12]. C’est par ce biais qu’il aborde la théologie du laïcat[13].

Déjà en 1938, il avait mis en évidence « l’égalité » entre les membres de l'Église à partir des sacrements de l’initiation. Il a réexprimé cette conviction en proposant une lecture fidèle au Concile Vatican II. C’est dans cette ligne qu’il accorde une grande importance à l’universalité de la vocation à la sainteté pour tous les chrétiens[14]. En rapport avec une vision anthropologique très optimiste et les valeurs positives des réalités terrestres, notre auteur renforce sa conviction quant à la place essentielle du laïcat dans le monde. Le laïc manifeste son identité et sa vocation comme disciple du Christ à travers les occupations du monde (des réalités terrestres)[15].

1.2.2. A la Faculté de Théologie de Louvain

Interrogé par Guy Harpigny sur ses intérêts et sa ligne de recherche au cours de son professorat, Thils s’exprime en ces termes :

« A propos de théologie fondamentale, vous savez comme moi qu’elle est toujours à la recherche de son identité : de son objet, de sa méthode. […] En fait, j’ai commencé par traiter des « marques » de l'Église et de l’apologétique de l'Église parce que, ainsi, je pouvais tabler sur un acquis d’anciennes recherches. L’ecclésiologie m’a conduit à étudier la situation des autres Églises chrétiennes et donc à l’œcuménisme. D’où quelques cours et des écrits sur ce sujet. Dans les débats œcuméniques, le thème de la papauté intervient régulièrement : j’ai été ainsi amené à étudier en détail ce que le premier Concile du Vatican avait déclaré et même défini concernant le magistère infaillible du pape et concernant la primauté. Entre-temps, l’ecclésiologie m’a amené à ceux qui sont « non-chrétiens » : d’où des écrits sur les « religions », le salut « hors de l'Église », et même « la présence et le salut de Dieu » dans le monde entier »[16].

Dans ses recherches, Thils essaie d’être d’avant-garde. Ces réflexions abordent des questions nouvelles et ouvrent de nouveaux horizons. En témoigne cette déclaration de R. Aubert :

« Il se mit à la tâche, défrichant chaque année un secteur nouveau. Et comme toujours, les secteurs qui l’attirèrent surtout, c’étaient les secteurs en friche, ceux où des recherches nouvelles s’amorçaient en tâtonnant, faisant craquer les cadres des vieux traités »[17].

Dans les années 50, il donna cours sur l’œcuménisme. Il participe activement à la conférence œcuménique catholique, fondée en 1952 par Jan Willebrands à Utrecht au Pays-Bas ainsi qu’aux colloques œcuméniques de Chèvetogne[18]. Un ouvrage de 1955 reproduit son enseignement de l’époque sur l’œcuménisme : Histoire doctrinale du mouvement oecuménique. On trouve dans ce livre à la fois une histoire du mouvement oecuménique depuis ses origines et de la théologie plus ou moins implicite qui l’a sous-tendu, et un essai d’appréciation théologique du point de vue catholique. En 1963, il met ce livre à jour et propose d’autres études sur l’œcuménisme[19]. Après le Concile Vatican II, il continue ses recherches sur l’œcuménisme et donne, en 1966, un commentaire tout à la fois nuancé et bien informé du point de vue théologique et historique, et soucieux d’amorcer une mise en pratique de ce décret sue l’œcuménisme, dans une perspective pastorale de renouveau spirituel[20].

Ses recherches en matière d’œcuménisme le conduisent à porter son intérêt sur une question délicate dans la théologie catholique : la place de la papauté[21]. Déjà avant le Concile Vatican II, en 1961, dans le contexte de ses études sur l’infaillibilité et la primauté pontificale, Thils avait publié des études sur la théologie de l’évêque. Pendant la préparation du Concile Vatican II, Thils avait mis en évidence l'Église in credendo[22] comme constituant le contexte où doit se situer l’enseignement de l’évêque. Au retour du Concile en 1966, il a consacré ses énergies à approfondir une nouvelle compréhension du Concile Vatican I concernant le magistère infaillible du pape et la primauté pontificale[23].

En traitant de cette question, Thils a étudié aussi la théologie de l’évêque. L’enseignement du Concile sur l’évêque, l’ordination épiscopale, les charges pastorales et la collégialité sont une clef pour sa réflexion dans la période après Vatican II[24]. Face à une certaine tendance centralisatrice de Rome et la propension à restreindre le rôle de l’évêque et du collège épiscopal, la réaction de Thils plaide en faveur d’une collégialité (tous les évêques en union avec le pape) qui retrouve sa juste place dans l'Église catholique[25].

Entre-temps, Thils est toujours fidèle à ses recherches en dogmatique fondamentale : la foi et les doctrines théologiques en «évolution», l’ecclésiologie et le rapport au Magistère. Après le Concile Vatican II, il a veillé à la diffusion de sa nouvelle ecclésiologie, proposant des principes fondamentaux pour mieux comprendre l’enseignement conciliaire[26]. Il est amené à une ecclésiologie centrée sur la présence de l'Église comme « levain dans le pâte » dans une société pluraliste. En dehors des questions strictement théologiques, notre auteur se montre fort intéressé par les questions des droits de l’homme et la relation entre l'Église et l’Etat[27].

Après le Concile Vatican II, Mgr Thils n’estime pas que sa tâche devrait se réduire désormais à répéter Vatican II. «Il savait trop bien qu’un concile n’est jamais qu’une étape dans la vie de l’Eglise»[28]. Durant le concile, il a perçu déjà la question du statut théologique des religions non chrétiennes par rapport au christianisme. Thils propose une étude de cette problématique, un inventaire des questions posées et une esquisse des solutions possibles.


[1] Cf. R. Aubert, La carrière théologique de Mgr Thils, dans Voies vers l’unité. Colloque organisé à l’occasion de l’éméritat de Mgr Thils. Louvain-la-Neuve, 27-28 avril 1979 [coll. Cahiers RTL, 3), Louvain-la-Neuve, Publications de la Faculté de Théologie, 1981, p. 7-27 ; R. Aubert, Thils, Gustave, 1909-2000 dans RHE, 95 (2000), p 780-781; E. Brito, Le professeur émérite Gustave Thils, dans G. Van Belle, Index Generalis ETL-BETL 1982-1997, [coll. BETL, 134], Louvain, Peeters, 1999, p. 35-41 ; J. Fameree, L’œuvre théologique de Mgr G. Thils (1909-2000), dans RTL, 31 (2000), p. 474-491 ; C. Focant, Hommage à Mgr Thils, dans RTL, 31 (2000), p. 467-473.

[2] Sainteté chrétienne. Précis de théologie ascétique, Tielt, Lannoo, 1958.

[3] J. Lodrioor, De leer over de christelijke traditie in de theologie van Joannes Driedo van Leuven, Louvain, 1948; H. Cloes, La systématisation théologique pendant la première moitié du 12e siècle, Louvain, 1955 ; F. Theunis, Openbaring en Geloof bij Rudolf Bultmann, Louvain, 1958 ; J. Pas, De Kerk als Moreel Wonder Louvain, 1959; L.C. Schmidt, The historic episcopate in recent Anglican theology, Louvain, 1959; Th. Tshibangu, Melchior Cano et la théologie positiviste, Louvain, 1962 ; Th.Tshibangu, Théologie positive et théologie spéculative : position traditionnelle et nouvelle problématique, Publications universitaires de Louvain, 1965 (thèse de maîtrise) ; T. Mampra, The concept of revelation according to: Sarvepalli Radhakrishnan, Louvain-la-Neuve, 1970 ; V.S. Psuty, The priesthood of the faithful. A survey of theological literature (1920-1965), Louvain-la-Neuve, 1971 ; L. Fuentes Miranda, Los temas ecclesiologicos en la obra de Pierre Jurieu, Louvain-la-Neuve, 1973.

[4] Cf. G. Harpigny, Interview de Monseigneur Gustave Thils, dans La Foi et le Temps, 18 (1988), p. 235.

[5] Cf. C. Focant, Hommage à Mgr Thils …, p. 471.

[6] Cf. ibidem.

[7] Cf. M.-D. Chenu, Une école de théologie : Le Saulchoir, dans G. Alberigo, M.-D. Chenu, E. Foullioux, J.P. Jossua, J. Ladrière, Une école de théologie : Le Saulchoir, Paris, Cerf, 1985, p. 132-136.

[8] Cf. J. Audinet, Théologie pratique et pratique théologique, dans Le déplacement de la théologie. Acte du colloque méthodologique de février 1976 [coll. Le Point Théologique, 21], Beauchesne, Paris, 1977, p. 107.

[9] Cf. C. Focant, Hommage à Mgr Thils …, p. 546 ; G. Harpigny, Interview de Monseigneur Gustave Thils …, p. 233-234.

[10] Le clergé diocésain I, Doctrine, Paris/Bruges, DDB, 1942 ; Mission du clergé, Bruges: DDB, 1942 ; Nature et spiritualité du clergé diocésain, Bruges, Paris, DDB, 1946 ; Pour une spiritualité du clergé diocésain, dans Pour le clergé diocésain: Une enquête sur sa spiritualité particulière, Paris, Vitrail, 1947, p. 95-104 ; Le prêtre diocésain et sa « nature spécifique essentielle », dans ETL, 27 (1951), p. 493-499 ; Le prêtre, homme d’Église, dans La vie personnelle du prêtre de paroisse urbaine, Louvain, Nauwelaerts, 1959, p. 21-34.

[11] Aspects ecclésiologiques (du célibat): Simples réflexion, dans Seminarium, 19 (1967), p. 793-806 ; Prêtres de toujours et prêtres d’aujourd’hui. À l’occasion du synode de 1990, Louvain-la-Neuve, Faculté de Théologie, 1990.

[12] Cf. G. Harpigny, Interview de Monseigneur Gustave Thils …, p. 234; E. Vilanova, Histoire des théologies chrétiennes, t.3, Paris, Cerf, 1997, p. 910.

[13] Le pouvoir cultuel du baptisé, dans ETL, 15 (1938), p. 683-689 ; L’influence du milieu sur la personne, dans Atmosphère dans notre milieu de travail: Journées d’études, 9-10-11 octobre 1943 Association des infirmières catholiques belges, Bruxelles, dans Assoc. Infirm. Catho. Belges, 1943, p. 7-15 ; L’homme chrétien, dans L’homme chrétien, Bruxelles, Les Presses universitaires, 1945, p. 34-38 ; Mission du clergé et du laïcat, Bruges, DDB, 1945 ; La théologie et les réalités terrestres, dans CM, 31 (1946) p. 465-479 ; La théologie et le travail, dans CM, 32 (1947), p. 53-59 ; Christianisme et valeurs temporelles, dans La Nouvelle revue pédagogique, 3 (1947), p. 65-69 ; Théologie des réalités terrestres: I, Préludes, Bruges/Paris, DDB, 1947 ; Théologie des réalités terrestres: II, Théologie de l’histoire, Bruges/Paris, DDB, 1949 ; La théologie et les réalités terrestres, dans Academia, 3 (1950), p. 171-180 ; La théologie de l’histoire: Note bibliographique, dans ETL, 26 (1950), p. 409-414 ; Théologie et réalité sociale, Paris/Tournai, Casterman, 1952 ; Le laïc dans le monde d’aujourd'hui, dans Civitas, 11 (1956), p. 170-174.

[14] Aggiornamento de la spiritualité chrétienne? dans Sainteté et vie dans le siècle, Rome, Herder, 1965, p. 189-222 ; L’appel universel à la sainteté dans l'Église, dans L'Église- Constitution « Lumen Gentium »: Texte conciliaire, introduction, commentaire, Tours, Mame, 1966, p. 79-197 ; Existence et sainteté en Jésus-Christ, Paris, Beauchesne, 1982 ; La sainteté « dans et par le siècle », Louvain-la-Neuve, La Faculté de Théologie, 1994.

[15] Les laïcs dans le Nouveau Code de droit canonique et au IIe concile du Vatican, [coll. Cahiers RTL, 10], Louvain-la-Neuve, Pub. Faculté de Théologie, 1983 ; Le laïcat dans l'Église et le monde: aspects théologiques, dans Cardijn - en mens, een beweging; Cardijn - un homme, un mouvement, Leuven, Universitaire Pers, 1983, p. 67-89 ; Les fidèles laïcs: Leur sécularité, leur ecclésialité, dans NRT, 109 (1987), p. 182-207 ; Ne pas « cléricaliser les laïcs », dans RTL, 18 (1987), p. 484-486 ; Les laïcs à la recherche d’une définition, dans RTL, 19 (1988), p. 191-196 ; Le laïc et l’enjeu des temps « post-modernisme ». Sécularité, Modernité, Post-modernité. Une intra-ecclésiaté, « multiformes ». Relation clerc-laïcs « équilibrée ». La sainteté « dans et par » le siècle, [coll. Cahiers RTL, 20], Louvain-la-Neuve, Faculté de théologie, 1988.

[16] G. Harpigny, Interview de Monseigneur Gustave Thils …, p. 234-235.

[17] R. Aubert, La carrière théologique de Mgr Thils …, p. 19.

[18] Cf. J.-L. Jadoulle, Les visages de l'Église de Belgique à la veille du Concile Vatican II, dans C. Soetens (dir.), Vatican II et la Belgique, Louvain-la-Neuve, Quorum, 1999, p. 51

[19] La « Théologie Œcuménique ». Notion – Formes – Démarches, Louvain, Warny, 1960 ; Histoire doctrinale du mouvement œcuménique (nouvelle édition), Paris/Louvain, DDB/Warny, 1963.

[20] Le décret conciliaire sur l’œcuménisme, dans NRT, 87 (1965), p. 225-244 ; Le décret sur l’œcuménisme: Commentaire doctrinal, Paris, DDB, 1966 ; L’Église et les Églises: Perspectives nouvelles en œcuménisme, Bruges, DDB, 1967 ; De l’œcuménisme à l’œcuménicité, dans Concilium, 54 (1970), p. 127-133.L’œcuménisme dans l’enseignement supérieur, dans RTL, 1 (1970), p. 487-488.

[21] Cf. E. Brito, Le professeur émérite Gustave Thils …, p. 36.

[22] Primauté pontificale et prérogatives épiscopales. «Potestas ordinaria» au Concile du Vatican [coll. BETL, 17], Louvain, Warny, 1961; Parla-t-on des évêques au Concile ? dans NRT, 83 (1961), p. 785-804 ; Collégialité épiscopale et œcuménicité de l'Église, dans Église vivante, 14 (1962), p. 15-26 ; L’infaillibilité du peuple chrétien «in credendo». Notes de théologie posttridentine, [coll. BETL, 21], Louvain/Paris, Warny/DDB, 1963.

[23] L’infaillibilité pontificale, source - conditions - limites, Gembloux, Duculot, 1969. La primauté pontificale. La doctrine de Vatican I. Les voies d’une révision, Gembloux, Duculot, 1972 ; Primauté et Infaillibilité du Pontife Romain à Vatican I et autres études d’ecclésiologie, [coll. BETL, 89], Leuven, Peeters, 1989.

[24] Papauté et épiscopat: Harmonie et complémentarité, dans von R. Bäumer & H. Dolch (dir.) Volk Gottes: Zum Kirchenverständnis der katholischen, evangelischen und anglikanischen Theologie: Festgabe für Josef Höfeer, Freiburg/Basel/Wien, Herder, 1967, p. 41-63; La session extraordinaire du Synode épiscopal [octobre 1969], dans RTL, 1 (1970), p. 110-112 ; Les ministères de direction dans l’ecclésiologie de Vatican II, dans RDC, 23 (1973), p. 211-223 ; Peuple de Dieu et ministère. Le point de vue catholique, dans H.R. Boudin, A. Houssiau, (éd.), Luther aujourd'hui, [coll. Cahiers RTL, 11], Louvain-la-Neuve, Faculté de Théologie, 1983, p. 203-206 ; Le Synode d’évêques: Images de l’ « unité de l'Église » ou de la « communion qu’est l'Église? », dans RTL, 18 (1987), p. 212-221.

[25] Unité catholique ou centralisation à outrance ? Louvain, Église vivante, 1969 ; Choisir les Évêques ? Élire le pape ? Gembloux/Paris, Duculot/Lethielleux, 1970 ; Collégialité épiscopale et primauté pontificale, dans J. de Broucker, Le dossier Suenens, Paris, Édition Universitaires, 1970, p. 154-168 ; Le prochain Synode extraordinaire des évêques (Rome, 25 nov. - 8 déc. 1985), dans RTL, 16 (1985), p. 275-287 ; L’après-Vatican II un nouvel âge de l'Église? [coll. Cahiers RTL, 13], Louvain-la-Neuve, Faculté de Théologie, 1985 ; En dialogue avec l’ « Entretien sur la foi », Louvain-la-Neuve, Faculté de Théologie, 1986 ; Le Synode d’évêques: Images de l’ « unité de l'Église » ou de la « communion qu’est l'Église? », dans RTL, 18 (1987), p. 212-221 ;

[26] La constitution hiérarchique de l'Église et spécialement l’épiscopat, dans L'Église-Constitution « Lumen Gentium »: Texte conciliaire, introduction, commentaire, Tours, Mame, 1966, 302 p, 103-149 ; L’Église et les Églises: Perspectives nouvelles en œcuménisme, Bruges, DDB, 1967 ; Une « Loi fondamentale de l'Église? », Louvain, Peeters, 1971 ; Réflexion sur l'Église, dans les Cieux nouveaux, dans Terre nouvelle, no 160 (mai, 1972), p. 20-30 ; La communauté ecclésiale, sujet d’action et sujet de droit, dans RTL, 4 (1973), p. 443-468 ; L’ecclésiologie d’aujourd'hui et la révision du droit canonique, dans RTL, 5 (1974), p. 26-46 ; « ... en pleine fidélité au Concile de Vatican II », dans La Foi et le Temps, 10 (1980), p. 274-309 ; Trois traits caractéristiques de l'Église postconciliaire, dans Bull. Théo. Africain, 3 (1981), p. 233-245 ; Le nouveau Code de droit canonique et l’ecclésiologie de Vatican II, dans RTL, 14 (1985), p. 289-301 ; Vingt ans après Vatican II, dans NRT, 105 (1985), p. 22-42; L’après-Vatican II un nouvel âge de l'Église? [coll. Cahiers RTL, 13], Louvain-la-Neuve, Faculté de Théologie, 1985 ; La communauté ecclésiale: Son statut et sa vie: Précision théologique, Louvain-la-Neuve, Peeters, 1995.

[27] Droit de l’homme et perspectives chrétiennes, [coll. Cahiers RTL, 2], Louvain-la-Neuve, Faculté de Théologie, 1981 ; Droit de l’homme et théologie catholique: Quelques publications en langue française, dans RTL, 11 (1980), p. 352-361 ; Les droits de l’homme: Un lieu de rencontre œcuménique, dans B. Bobrinskoy et al., Communio Sanctorum. Mélanges offerts à Jean - Jacques von Allmen, Genève, Labor et Fides, 1982, p. 262-270 ; La « Religion » dans un État démocratique pluraliste, dans NRT, 113 (1991), p. 728-743 ; Le statut de l'Église dans la future Europe politique, Louvain-la-Neuve, Faculté de Théologie, Peeters, 1991 ; L’État moderne « non confessionnel » et le message chrétien, [coll. Cahiers RTL, Hors Série], Louvain-la-Neuve, Peeters, 1992 ; La communion ecclésiale dans le cadre juridique de l’État moderne, [coll. Cahiers RTL, Hors Série], Louvain-la-Neuve, Peeters, 1993 ; Le statut de la communauté ecclésiale dans le droit de l’État moderne, dans NRT, 115 (1993), p. 379-399.

[28] R. Aubert, La carrière théologique de Mgr Thils …, p. 24.